Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Endocrinologie
Publié le: 29-12-2025

Comprendre et adapter son alimentation

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble hormonal qui touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Il peut se manifester de différentes façons : cycles menstruels irréguliers, acné, prise de poids, fatigue, chute de cheveux ou encore difficultés à concevoir. Bien que le SOPK ne se guérisse pas, une prise en charge globale, notamment par l’alimentation, permet d’en atténuer les symptômes et d’améliorer la qualité de vie.

Comprendre le lien entre SOPK et alimentation

Le SOPK est souvent associé à une résistance à l’insuline, ce qui signifie que l’organisme a plus de mal à réguler la glycémie. Cela peut favoriser la prise de poids et accentuer les déséquilibres hormonaux. Adapter son alimentation devient alors un levier essentiel pour mieux gérer les symptômes.

Les principes d’une alimentation adaptée au SOPK

1. Privilégier les aliments à index glycémique bas
Les aliments à index glycémique bas aident à stabiliser la glycémie et à limiter les pics d’insuline. On privilégiera :

  • Les légumes verts et colorés
  • Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs)
  • Les céréales complètes (riz complet, quinoa, avoine)

2. Miser sur de bonnes sources de protéines
Les protéines contribuent à la satiété et à l’équilibre hormonal :

  • Poissons
  • Œufs
  • Viandes maigres
  • Tofu et autres protéines végétales

3. Choisir des bonnes graisses
Les graisses de qualité ont un rôle anti-inflammatoire :

  • Huile d’olive, de colza
  • Avocats
  • Fruits à coque et graines

4. Réduire les sucres raffinés et les produits ultra-transformés
Les aliments très sucrés ou transformés favorisent l’inflammation et les déséquilibres hormonaux. Il est conseillé de limiter :

  • Les sodas et jus industriels
  • Les pâtisseries et confiseries
  • Les plats préparés

L’importance d’une approche globale

Au-delà de l’alimentation, une activité physique régulière, une bonne gestion du stress et un sommeil de qualité jouent un rôle clé dans la prise en charge du SOPK. Chaque femme étant différente, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel de santé ou de la nutrition pour un suivi personnalisé.

En conclusion

Adapter son alimentation lorsqu’on est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques permet de mieux comprendre son corps, de réduire certains symptômes et de retrouver un meilleur équilibre au quotidien. Une approche progressive, bienveillante et personnalisée est la clé d’un changement durable.

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